Marathon et allergies saisonnières : adapter son entraînement et son alimentation au printemps

Marathon et allergies saisonnières : adapter son entraînement et son alimentation au printemps

Courir un marathon au printemps malgré les allergies saisonnières

Courir un marathon au printemps peut être un véritable défi, surtout pour les coureurs qui, comme moi, souffrent d’allergies saisonnières. Entre le pollen en suspension, les températures changeantes et les yeux qui pleurent, la préparation devient un exercice d’équilibre entre performance et gestion des symptômes allergiques. Pourtant, avec quelques ajustements dans l’entraînement et l’alimentation, il est tout à fait possible de maintenir un bon niveau de forme sans compromettre son bien-être.

Comprendre les allergies saisonnières et leurs effets sur la course à pied

Les allergies saisonnières, souvent provoquées par les pollens d’arbres, de graminées ou d’herbacées, déclenchent une réponse immunitaire excessive. Les symptômes les plus fréquents incluent :

  • Un nez qui coule ou bouché
  • Des éternuements fréquents
  • Des yeux rouges et larmoyants
  • Une respiration sifflante ou de l’essoufflement
  • De la fatigue généralisée

En tant que coureur, ces désagréments ont un impact direct sur l’entraînement. Une respiration entravée diminue l’oxygénation des muscles, l’irritation oculaire peut gêner la concentration, et la fatigue rend les longues sorties plus ardues. Adapter son entraînement devient alors une nécessité.

Adapter son entraînement au printemps pour mieux gérer les allergies

Durant la floraison, j’ai appris à modifier certains aspects de mon programme d’entraînement pour limiter l’exposition aux allergènes. Voici les conseils que j’applique :

Choisir les bons horaires pour courir

Le taux de pollen est plus élevé en début de matinée (entre 5h et 10h) et en fin d’après-midi. Je privilégie mes sorties aux heures où les concentrations sont plus faibles : tôt le soir ou juste après des épisodes de pluie, qui nettoient l’air.

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S’entraîner en intérieur quand nécessaire

Les séances de fractionné ou de renforcement musculaire peuvent très bien se faire en salle ou à domicile. Pendant les pics allergiques, je réduis mes sorties en extérieur au minimum nécessaire, et je compense avec du vélo stationnaire ou du tapis de course.

Porter des lunettes de sport et des vêtements protecteurs

Pour limiter le contact avec les allergènes, j’utilise des lunettes de sport enveloppantes et je porte une casquette. Mes vêtements à manches longues et en tissus techniques permettent également de réduire la quantité de pollen sur ma peau.

Se laver après l’entraînement

Une fois ma séance terminée, je prends l’habitude de me doucher immédiatement et de laver mes vêtements de sport. Cela permet d’éliminer rapidement les pollens accumulés pendant l’effort.

Adapter son alimentation pour renforcer son système immunitaire

L’alimentation joue un rôle crucial dans la gestion des allergies saisonnières. En modifiant légèrement mes habitudes nutritionnelles, j’ai constaté une amélioration de mes symptômes et une récupération plus efficace pendant les périodes de forte allergie.

Favoriser les aliments anti-inflammatoires

L’inflammation est au cœur des réactions allergiques. Je privilégie les aliments riches en antioxydants et en acides gras oméga-3, notamment :

  • Les poissons gras (saumon, maquereau, sardines)
  • Les fruits rouges et agrumes riches en vitamine C
  • Les légumes crucifères comme le brocoli ou le chou kale
  • Le curcuma et le gingembre
  • Les noix et les graines de lin

Limiter les aliments histamino-libérateurs

Certains aliments favorisent la libération d’histamine, l’agent responsable des symptômes allergiques. J’essaie de limiter :

  • Les fromages vieillis
  • Les charcuteries
  • Les tomates, les épinards, l’avocat
  • Le chocolat
  • L’alcool, surtout le vin rouge
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Ce n’est pas toujours évident, mais lorsque mon objectif est un marathon printanier, je fais ces ajustements pendant les semaines clés de la préparation.

Bien s’hydrater pour nettoyer les voies respiratoires

Boire suffisamment d’eau est essentiel pour fluidifier les sécrétions nasales. Je m’assure de consommer entre 2 et 2,5 litres d’eau par jour en période d’allergie. Les tisanes aux plantes comme la camomille ou le thym sont également d’une grande aide.

Gérer la médication et les produits naturels en période de compétition

En tant qu’athlète amateur, je suis attentif aux traitements et compléments que j’utilise pour gérer mes allergies, surtout à l’approche d’un marathon. Certains antihistaminiques peuvent avoir des effets secondaires comme la somnolence ou la sécheresse buccale. Avant de courir, je choisis des antihistaminiques non sédatifs (type loratadine ou cétirizine, en fonction des recommandations médicales).

Je complète parfois avec des solutions naturelles comme :

  • Le pollen d’abeille (en très petites doses au départ, comme désensibilisant naturel)
  • La quercétine, un antioxydant naturel présent dans les oignons rouges et la pomme
  • Des infusions de plantain ou de cassis pour calmer la réaction allergique

Il est essentiel de toujours consulter un médecin ou un allergologue avant d’ajouter un traitement, y compris naturel, surtout en période d’entraînement intensif en vue d’un marathon.

Composer avec les fluctuations de l’énergie et les performances

Accepter que certaines séances soient moins performantes que d’autres est une étape importante. Les allergies saisonnières peuvent créer une sensation de fatigue chronique, ce qui affecte à la fois la motivation et la récupération. Pour garder le cap, je planifie avec souplesse et respecte davantage mes sensations. L’écoute du corps est un pilier fondamental, surtout lors des longues sorties ou des séances de côtes demandant un effort cardiorespiratoire intense.

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Je prends également soin de dormir au moins 8 heures par nuit, car le sommeil a un impact direct sur la récupération, le système immunitaire et la gestion du stress, autant physique que mental.

Courir au printemps : une saison de transition à optimiser

Le printemps reste une saison idéale pour courir un marathon en raison des températures douces, de la lumière naturelle et d’un moral généralement en hausse avec le retour des beaux jours. Pour ceux d’entre nous touchés par les allergies saisonnières, ce n’est pas une fatalité. Bien au contraire – ces quelques ajustements que j’ai partagés permettent d’aborder la période avec plus de sérénité et de maintenir une routine de course qualitative et satisfaisante.

En adaptant mon entraînement, en modifiant temporairement mon alimentation et en adoptant des gestes simples du quotidien, je réussis à allier performance et santé, même en pleine période de pollinisation. Cela me permet de rester concentré sur mon objectif final : franchir la ligne d’arrivée dans les meilleures conditions possibles.